La parution du décret électoral en date du 2 juin 2026 a suscité de vives réactions au sein de la classe politique nationale. En effet, l’application stricte des dispositions de ce texte réglementaire a entraîné l’élimination de nombreuses figures publiques aspirant à concourir lors du prochain scrutin. Selon une lecture préliminaire, près de 99 % des profils initialement pressentis pour une candidature se trouveraient dans l’incapacité de satisfaire aux critères d’éligibilité, y compris certains proches collaborateurs de l’exécutif en place.
Cette situation inédite découle principalement de l’article 153 du décret, qui impose la production d’une déclaration de patrimoine de sortie pour toute personne ayant exercé des fonctions officielles. Or, plusieurs anciens membres de cabinets ministériels n’auraient pas régularisé cette obligation administrative, les exposant ainsi à une radiation automatique des listes électorales. Parmi les noms évoqués, celui de Wilner Joseph, ancien secrétaire d’État à la Population et considéré comme un conseiller stratégique du Premier ministre par intérim, revient avec insistance. Son cas illustre les rigueurs du dispositif, son dossier étant jugé incomplet.
Dans le département du Nord, la situation de Pascal Adrien soulève également des interrogations. Ce dernier, pressenti pour briguer un mandat, verrait ses ambitions contrariées par une carence similaire en matière de déclaration patrimoniale. Dans l’Artibonite, c’est Jorchemy Jean-Baptiste qui se heurterait au même obstacle procédural, malgré son passé au sein de l’administration centrale.
Au-delà de ces figures régionales, une kyrielle d’autres personnalités nationales sont citées parmi les potentiels exclus. On retrouve ainsi les noms de Jocelerme Privert, Jacky Lumarque, Jerry Tardieu, Joanas Gué, Kelly Bastien, Olivier Barreau ou encore Cholzer Chancy. Pour chacune de ces personnes, l’absence de documents requis pourrait compromettre définitivement toute participation au processus électoral en cours.
Ces invalidations en cascade ne sont pas sans conséquences politiques. Le décret, bien que conçu comme un instrument de moralisation de la vie publique, semble désormais provoquer des frictions intestines au sein de la mouvance dirigeante. Des sources proches du pouvoir évoquent des échanges tendus entre les autorités et certains de leurs alliés historiques, désormais menacés d’éviction. Ce climat de défiance pourrait fragiliser l’unité de la coalition au pouvoir, à quelques semaines du scrutin.
En définitive, ce décret du 2 juin redessine brutalement l’échiquier politique national. En excluant une large frange de la classe politique, il pose la question de la représentativité et de la sincérité du scrutin à venir. Les prochains jours seront décisifs pour savoir si des recours ou des ajustements législatifs viendront tempérer la rigueur de ce texte controversé.

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